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Gestion des DASRI : 7 pratiques à mettre en place pour une élimination sûre !

La gestion des DASRI, signifiant Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux, est un sujet pris très au sérieux par les pouvoirs publics.

En cas de mauvaise gestion, les conséquences peuvent être désastreuses, notamment pour le personnel de santé, les agents en charge de la collecte et, à plus grande échelle, le grand public. Tous peuvent en effet, en cas de failles dans les processus de tri, de collecte, de transport et d’élimination, courir le risque de subir un AES (accident d’exposition au sang) par exemple.

Adopter des pratiques efficaces dès le tri, la collecte de vos déchets DASRI et jusqu’à leur élimination est donc primordial. Dans cet article, nous explorerons les bonnes pratiques à mettre en place pour assurer une gestion sécurisée de vos DASRI au sein de votre structure.

Notre énumération tient compte d’une certaine logique temporelle. Ces bonnes pratiques sont donc à appliquer dans l’ordre suivant :

1. L’identification des DASRI pour une gestion limpide

●     Connaître (et faire connaître) les DASRI produits par son établissement de santé

Une gestion sûre des DASRI passe d’abord par une identification réussie. Parmi les DASRI, on distingue plusieurs catégories, dont celles-ci :

  1. Les objets perforants, coupants, tranchants (OPCT) nécessitent des contenants durs, solides et fermés avec un système d’ouverture spécifique.
  2. Les produits biologiques liquides conditionnés nécessitant des contenants étanches pour éviter tout risque de fuite et de contamination.
  3. Les produits sanguins thérapeutiques partiellement consommés ou ayant atteint leur date limite d’utilisation.
  4. Les objets non perforants contaminés (masques FFP2, pansements, compresses, coton,…) : Ces objets, bien que non coupants, peuvent avoir été en contact avec des substances infectieuses et nécessitent d’être collectés dans des sacs DASRI, cartons ou fûts.
  5. Les produits anatomiques humains ou animaux devant être collectés dans des contenants adaptés puis traités conformément aux réglementations en vigueur.

Différencier clairement les DASRI produits permet de s’équiper en conséquence et ne pas être pris au dépourvu au moment de trier ses déchets médicaux. Vos équipes doivent toujours avoir à disposition les emballages adéquats.

●     Être transparent et cohérent dans la transmission des consignes de tri et de collecte

Un affichage clair des catégories de DASRI, ainsi que des consignes de tri associées contribuent à sensibiliser vos équipes de soins. Les pictogrammes et instructions doivent être parfaitement visibles, permettant ainsi de s’assurer du traitement dans la bonne filière.

Assurez-vous qu’ils soient compris de tous, utilisez pour cela des symboles universels si vous créez des affiches ! Vous pouvez aussi faire appel à nous pour vous en procurer.

La sensibilisation régulière de votre personnel de soins aux différentes catégories de DASRI renforcera cette culture de la sécurité.

2. L’utilisation de contenants certifiés pour une gestion de vos DASRI conforme sur le plan légal

Les DASRI, étant des déchets renfermant des micro-organismes et toxines viables, sont susceptibles d’induire la maladie chez l’homme ou d’autres organismes vivants. Il est donc impératif de les collecter par l’intermédiaire de contenants conçus spécialement à cet effet.

Optez pour des contenants certifiés conformes aux normes en vigueur. La certification atteste de la fiabilité du contenant.

3. L’implantation stratégique des emballages pour favoriser une collecte et gestion optimales de vos DASRI

En ce qui concerne les cliniques et hôpitaux, placez les collecteurs de DASRI de manière stratégique dans les structures de soins.

  • Les sacs peuvent être apposés sur un support le long des couloirs le temps des soins, sans risquer de gêner le passage d’éventuels brancards.
  • Les boîtes, aussi appelées collecteurs d’aiguilles ou seringues, devront être accessibles facilement et sécurisées sur un support.
  • Les bacs GE devront être rangés dans une pièce dédiée, avec des règles strictes afin là encore, de pas entraver les déplacements des personnels et patients.

    Le premier pas vers une gestion sûre des DASRI est un tri soigné dès la source !

4. Respecter les délais de stockage pour éviter une gestion inappropriée de vos DASRI

Les délais d’entreposage varient en fonction des types et des volumes de DASRI produits. Il est impératif de respecter ces délais pour garantir une élimination sûre.

→ Renseignez-vous auprès de votre partenaire de collecte pour en savoir plus !

5. La formation régulière du personnel

Nous en avons brièvement parlé plus haut. La formation régulière du personnel est une composante essentielle d’une gestion sûre et réglementaire des DASRI.

  • Les connaissances adéquates en matière de tri,
  • L’identification rapide,
  • Et des conditions de stockage appropriées,

    Doivent être constamment actualisées pour garantir une application cohérente des bonnes pratiques. Organisez régulièrement des actions de formation courtes ou des sensibilisations permettant à vos équipes de soins permanentes et aux équipes contractuelles de recevoir leur piqûre de rappel.

6. Auditer régulièrement vos pratiques de gestion de DASRI

Effectuez des audits réguliers des pratiques de gestion des DASRI au sein de votre structure de soins permet d’identifier les points à améliorer et/ou les non-conformités et ajustez les procédures en conséquence. Ces audits peuvent être réalisés par un prestataire agréé pour les réaliser tel que Proserve ! Le maintien d’un haut niveau de sécurité doit être constant.

Il suffit d’un simple changement dans votre routine opérationnelle pour remettre en question la fiabilité de vos processus de gestion ! Arrivée d’un nouveau collaborateur, Ouverture d’un nouveau service, Élargissement de l’offre (pharmacies, tatoueurs, thanatopracteurs…), Changements dans la réglementation, Mises à jour technologiques, Etc.

Mauvaise gestion de ses DASRI : le risque d’AES à ne pas négliger

1. Définition de l’AES

Les Accidents d’Exposition au Sang (AES) sont des incidents au cours desquels une personne est exposée au sang ou à d’autres liquides biologiques potentiellement infectieux, par piqure ou coupure ou par contact sur une peau lésée ou par projection sur les yeux ou la bouche.

Ces expositions peuvent survenir dans divers contextes, notamment dans le cadre de dispensation de soins, lors de manipulations de matériel à usage médical, mais également en cas de contact imprévu avec des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI).

2. Conséquences d’un point de vue sanitaire

Une mauvaise gestion des DASRI accroît considérablement le risque d’AES ou de contaminations susceptibles de provoquer une maladie ; les conséquences peuvent s’avérer potentiellement graves pour la santé :

  • Transmissions de maladies infectieuses telles que le VIH, l’hépatite B et C,
  • Infections virales ou bactériennes…

    Les séquelles à long terme, tant sur le plan physique que psychologique, peuvent être significatives pour la personne ayant été exposée (prise de traitement à vie, hospitalisations quotidiennes, risque d’incapacité ; dans les formes graves pouvant entraîner un reclassement professionnel ou avoir un impact sur la vie privée, etc.)

3. Sanctions réglementaires pouvant s’appliquer en cas d’AES

La réglementation encadre strictement la gestion des DASRI. Un soignant victime d’un AES est donc en droit de porter plainte contre l’établissement de santé pour lequel il travaille s’il estime que celui-ci est responsable de l’AES subi.

Les suites données peuvent inclure des amendes, la fermeture temporaire ou définitive d’une aile, d’une unité, d’un service, ou d’un établissement entier, ainsi que des poursuites pénales contre les dirigeants de ce dernier.

Au-delà de ces conséquences, la réputation de l’établissement peut être sérieusement compromise, et entraîner une perte de confiance de la part du public et des partenaires de santé. Il est donc impératif de veiller à ce que les procédures en place soient rigoureuses afin de prévenir au mieux le risque d’AES.

En résumé

  • Une mauvaise gestion des DASRI peut entraîner des conséquences, notamment des Accidents d’Exposition au Sang ou une exposition à des agents biologiques pathogènes.
  • L’identification précise des catégories de DASRI, l’utilisation de contenants certifiés, l’implantation stratégique des emballages, le respect des délais de stockage, la formation continue du personnel et les audits fréquents sont autant de mesures nécessaires pour lutter contre le risque.
  • Il existe une 7ᵉ autre bonne pratique dont nous n’avons pas encore fait mention : le recours à un prestataire agréé, qui permet d’assurer une collecte efficace dans le respect des normes sanitaires établies !

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