ScrollTop
Devis Contact FAQ
Devis Contact FAQ

Rechercher

Quelle procédure suivre en cas de blessure avec un OPCT ?

Dans les établissements de santé, les laboratoires, les centres vétérinaires ou les cabinets médicaux, la manipulation d’objets tranchants et potentiellement contaminés est surveillée de près. 

En effet, un geste trop rapide ou une erreur d’inattention peut suffire à provoquer une blessure accidentelle.

Des protocoles stricts existent pour prendre en charge immédiatement ce type d’incident et protéger de manière plus générale le professionnel de santé d’un accident d’exposition au sang (AES). Ces procédures peuvent vous être rappelé lors d’un audit DASRI de votre établissement.

Pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel à retenir :

ElémentsDétail
Qu’est-ce qu’un OPCT ?Objets Piquants, Coupants, Tranchants : aiguilles, bistouris, scalpels, etc.
Quel risque en cas de blessure avec un OPCT ?Accident d’Exposition au sang (ou AES) et aux liquides biologiques.
Modes de contamination fréquentsPiqûre, Coupure, Projection sur muqueuse ou peau lésée
Maladies transmissiblesVIH, hépatite B (VHB), hépatite C (VHC)
Délai de consultation obligatoireMoins de 4 heures ! Consultez un centre médical ou rendez-vous aux urgences
Suivi médical post accidentSérologies à faire : J0, à 6 semaines, à 3 mois, à parfois 6 mois
Déclaration d’accident de travailA faire sous 24h : délivre la reconnaissance en accident du travail et donne accès à la prise en charge
Mesures de prévention clésUtiliser du matériel sécurisé, des containers adaptés et mettre en place un tri adéquat de vos DASRI par un professionnel comme Proserve.

Avant d’aborder plus en détail la marche à suivre, rappelons ce que sont les OPCT et les risques associés à l’AES.

Qu’est-ce qu’un OPCT ?

Le terme OPCT désigne les Objets Piquants, Coupants ou Tranchants. Il s’agit principalement :

  • d’aiguilles (hypodermiques, de prélèvement ou d’injection),
  • de bistouris,
  • de cathéters,
  • de lames de rasoir ou de scalpels,
  • de verre brisé,
  • ou tout objet contaminé par du sang ou un liquide biologique.

Ces objets font partie intégrante des activités médicales et de soins. Mal manipulés ou jetés dans un contenant inadapté, ils représentent un danger réel : celui d’exposer une personne à une contamination. Ils doivent donc être jetés de manière adéquate, puis collectés par un prestataire expert en gestion des DASRI.

Qu’est-ce qu’un AES (Accident d’Exposition au Sang) ?

Un accident d’exposition au sang survient lorsqu’un professionnel ou un patient entre en contact, de manière accidentelle, avec du sang ou un autre liquide biologique potentiellement contaminé. 

Cela peut se produire de différentes façons :

  • par piqûre (la plus fréquente),
  • par coupure avec un instrument souillé,
  • par projection sur une muqueuse (yeux, bouche),
  • ou sur une peau lésée (plaie, eczéma, dermatite).

Quelles sont les maladies transmissibles par le sang ?

Les agents pathogènes les plus redoutés dans ce contexte sont :

  • le VIH (virus de l’immunodéficience humaine),
  • le VHB (virus de l’hépatite B),
  • et le VHC (virus de l’hépatite C).

Étapes immédiates à suivre en cas de blessure avec un OPCT

1. Réagir immédiatement

La rapidité d’intervention sera déterminante. Dès la blessure survenue, il convient de :

  • Faire saigner légèrement la plaie sans la masser.
  • Nettoyer abondamment à l’eau et au savon pendant au moins 5 minutes.
  • Désinfecter soigneusement avec un antiseptique approprié (Dakin, Bétadine, eau oxygénée).

En cas de projection sur une muqueuse :

  • 👁‍🗨 œil : rincer abondamment au sérum physiologique pendant 5 à 10 minutes ;
  • 👅 bouche : rincer avec de l’eau ou un antiseptique buccal ;
  • 🖐 peau lésée : nettoyer et désinfecter.

Ces gestes permettent d’éliminer une partie des agents infectieux.

2. Alerter et déclarer l’accident rapidement

Il est impératif de prévenir immédiatement :

  • le cadre de santé si vous en avez un,
  • votre direction,
  • ou, à défaut, le service des urgences de proximité.

A SAVOIR ☣️
L’accident doit être déclaré dans les 24 heures pour être reconnu en tant qu’accident du travail. Cette déclaration déclenche la prise en charge et apporte une traçabilité administrative indispensable à ce type de situation. 

3. Évaluer le risque infectieux

Si vous avez été blessé par un OPCT dans le cadre de votre travail, un professionnel de santé devra évaluer la plaie selon plusieurs critères :

  • Le type de blessure (profondeur, importance des saignements),
  • Le type d’objet ayant provoqué celle-ci,
  • Le statut sérologique de la personne source, si connu.

Dans certains cas, avec le consentement du patient concerné, un dépistage VIH, VHB et VHC pourra être proposé. Il ne s’agit bien sûr pas de pointer du doigt, d’autant que le patient n’y est certainement pour rien, mais de mettre en œuvre une démarche de prévention optimale.

4. Se rendre dans un centre spécialisé

En cas de risque avéré ou probable, la personne exposée doit consulter dans les 4 heures maximum un centre habilité à prendre en charge les AES (services d’urgences, infectiologie ou médecine du travail).

Lors de cette consultation, le médecin peut décider de :

  • proposer un traitement prophylactique d’urgence (ex. trithérapie antirétrovirale pour prévenir l’infection par le VIH),
  • vacciner ou rappeler la vaccination contre l’hépatite B,
  • prescrire des examens complémentaires.

5. Assurer un suivi médical à moyen terme

La surveillance ne s’arrête pas après les premiers soins. Un suivi sérologique est mis en place sur plusieurs semaines ou mois :

  • À J0 : on effectuera une première sérologie pour établir l’état initial.
  • Puis à 6 semaines, 3 mois et parfois 6 mois : d’autres sérologies seront réalisées selon les virus impliqués.

Ce suivi est indispensable pour détecter une séroconversion à temps et ajuster la prise en charge. Un soutien psychologique peut être proposé car l’attente des résultats est source d’anxiété, même si le risque est faible.

Prévention : la clé de la sécurité

La meilleure façon de gérer un accident est… de l’éviter. 😉 Plusieurs bonnes pratiques permettent de réduire considérablement les risques :

  1. Utiliser du matériel sécurisé (seringues à aiguille rétractable, containers OPCT conformes)
  2. Jeter immédiatement les objets souillés dans des boîtes DASRI spécifiques, sans recapuchonner les aiguilles.
  3. Respecter les protocoles d’hygiène et de manipulation à chaque geste.
  4. Former régulièrement les équipes aux procédures d’urgence et à l’identification des OPCT.

Le tri et le traitement des Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI) doivent être réalisés avec rigueur. Toute négligence dans ce domaine expose les soignants mais aussi les agents d’entretien ou de collecte à des risques infectieux potentiellement graves.

Pour conclure !

  1. Une blessure avec un OPCT est un événement stressant mais pas forcément synonyme de contamination. 
  2. Grâce à une prise en charge rapide, les risques infectieux sont maîtrisables.
  3. Proserve DASRI accompagne les professionnels de santé dans la sécurisation de la gestion des déchets médicaux afin de prévenir au maximum ce type d’accident.

Découvrez nos contenus en lien

Nos
implantations

Demande
de devis

Nous contacter

0806 806 016

    Civilité

    En complétant ce formulaire vous consentez à ce que Proserve DASRI traite vos données personnelles. Pour en savoir plus sur la gestion de vos données personnelles par Proserve DASRI et pour exercer vos droits, vous pouvez vous reporter à la Notice d’information sur les données personnelles.

    Vous êtes informé de la possibilité d'adresser toute demande relative à vos droits et à vos données personnelles au délégué à la protection des données à l’adresse suivante : data-privacy@proserve-dasri.com, en mettant en copie le DPO à l’adresse data-privacy@groupe-nehs.com.